Le cacao de Madagascar

 

Cette île continent recèle de richesses dont le cacaoyer fait partie. Depuis plusieurs années, les fèves parfumées du nord de Madagascar s’arrachent à prix d’or par les grands chocolatiers dont le Français François Pralus : voir site internet

Nosy Be et la région d’Ambanja sont les principaux producteurs de cette fève tant convoitée. Cette manne si précieuse a fait prendre conscience aux Malgaches que leurs forêts sont une bénédiction qu’ils doivent préserver.

fleurs du cacaoyer

fleurs du cacaoyer

Arrivées à maturité, les cabosses vertes du cacao Criollo prennent une jolie teinte rose orangée. Fragiles, ces cacaoyers ont besoin de soins constants. Chaque jour, il faut retirer les gourmands, ces rameaux qui poussent sur les troncs, afin qu’ils ne puisent pas dans les réserves minérales de l’arbre. Il est par ailleurs le seul arbre au monde qui porte ses fruits sur son tronc. A savoir que ce cacaoyer Criollo (l’île en abrite plusieurs autres espèces) fut introduit à Madagascar au début du XXème siècle par les colons français.

Cabosses sur arbre

Cabosse du cacaoyer

Dans cet éden tropical, aucun virus, bactérie ou champignon ne s’est jamais attaqué aux cultures.

La plupart des fèves proviennent de petites plantations appartenant à des particuliers. Une fois les cabosses récoltées dans l’arbre, il faut en retirer les graines encore humides (une quarantaine par cabosse). Cette opération est faite manuellement. A ce moment, la pulpe blanche, appelée mucilage, possède un parfum savoureux de litchi .

pulpe et graines © M. Barel~1